Benvenguda

L'Ardèche, moun poî

Chirols

Classé dans : t) L'ARDECHE MOUN POI — 14 janvier, 2009 @ 14 h 55 min

HISTOIRE DE CHIROLS

Image de prévisualisation YouTube 

Image de prévisualisation YouTube

 

Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuit

   Altitude 420 m, 257 habitants à ce jour.

« CHIROLS était une partie de MEYRAS appelée une section. A la demande des habitants de Chirols, une église fut construite en 1847 et en 1853, on construisit une école. Chirols eu 2 écoles : une école laïque et une école privée. La paroisse et la commune de Chirols furent détachées de Meyras au XIXème Siècle à la demande d’une partie de la population de Meyras, résidant sur la rive gauche de la Fontaulière.

En 1854 l’Empereur Napoléon III autorisa la création de la commune de Chirols avec 874 habitants.Le premier Maire fut nommée par le préfet. A la naissance de la commune il y eu facteur qui faisait sa tournée à pied dans tout le village mais pour les hameaux éloignés, il distribuait le courrier de la semaine à la messe. La plantation des muriers et la culture du vers à soie apporta un plus aux paysans. On apportait les cocons à la Mairie. Le dernier pesage de cocons eu lieu en 1941. Avant la construction des routes, les gens se déplaçaient à pied en empruntant les calades qui reliaient les villages et les hameaux entre eux.

LES VOIES ANTIQUES :

 on trouve la route de l’étain ouverte par les grecs reliant la méditerranée au massif central. Jules César passa probablement dans la plaine du Fez pour combattre Vercingétorix. Par la suite les romains construisirent un important réseau de voies qui passait à Pont de Labeaume avec un embranchement vers Thueyts mais pénétrant le massif central par la vallée de la Fontaulière et de Montpezat. »

Source : Au pays des 4 vallées Tome 1  André Rouy et Jean-François lacour


Pendant le moyen âge jusqu’au XVIIIe siècle, la route Royale suivit le même itinéraire : Pont de Veyrieres comme un peu plus bas Pont de Labeaume furent des passages précieux pour le commerce. Les premières routes furent construite vers 1900. Le Maire de l’époque, Régis Reynet, qui était un de mes aïeuls, fit construire la route de Pont de Veyrières au village de Chirols. L’électricité arriva en 1934 et l’eau en 1960.
Dans les années soixante, une piste fut réalisée pour gravir la montagne de Ste Marguerite à 980m d’altitude pour accéder à la chapelle mais surtout pour permettre l’installation d’un émetteur de télévision qui permis à de nombreuses communes de capter les émissions de télévision.
La chapelle fut reconstruite par le curé de Juvinas puis agrandie en 1854.
Un pèlerinage a lieu chaque année le premier dimanche de septembre.
Vers 1900 on trouvait à Chirols : boulangerie, épicerie, quincaillerie, plusieurs cafés, coordonnier, coiffeur, couturière, menuisier, maréchal ferrant … Aujourd’hui il n’y a plus rien.

L’industrie textile avec la saga PLANTEVIN débuta vers1818. Ce moulinage perdura pendant près de II siècles avec des moments de prospérité, de crises, puis le déclin avec la mondialisation pour mettre le mot « FIN » en 2004 à cette histoire d’hommes et de femmes engagés dans la vie économique du pays.
Aujourd’hui il existe un écomusée qui a ouvert sur le site du moulinage avec la collaboration de Mr Paganelli Yves, Maire pendant 30 ans. Ceci pour que l’industrie textile et les moulinages de la région qui firent vivre pendant des décennies les hommes et les femmes de toutes ces vallées ne tombent pas complètement dans l’oubli. Au début du siècle la population était composée essentiellement de paysans qui vivaient modestement et travaillés dur sur des terrasses escarpées et pentues où l’on ne sait plus très bien si l’on monte ou l’on descend ! Mon grand père « Papé » disait toujours que les chiens doivent s’asseoir pour aboyer tellement que les terres sont en pentes !

L’élevage se limitait à quelques chèvres, quelques moutons ou une ou deux vaches. Après la première guerre mondiale, débuta l’exode rurale qui s’accentua dans les années 50. Aujourd’hui il ne reste plus de paysans, les terrasses sont en friches, les châtaigniers qui composent l’essentiel des bois de la commune sont en partie à l’abandon.Aujourd’hui les Chirolains de souche sont de moins en moins nombreux. Les maisons ont été vendu à une population pour la plus part venant d’ailleurs qui y réside que quelques semaines par an. Mais quelques irréductibles, ayant un lien sentimental ou un coup de cœur avec cette commune s’accrochent à essayer de la faire vivre.

Et comme chantait Jean Ferrat  :

Image de prévisualisation YouTube

Ils quittent un à un le pays
Pour s’en aller gagner leur vie
Loin de la terre où ils sont nés
Depuis longtemps ils en rêvaient
De la ville et de ses secrets
Du formica et du ciné
Les vieux ça n’était pas original
Quand ils s’essuyaient machinal
D’un revers de manche les lèvres
Mais ils savaient tous à propos
Tuer la caille ou le perdreau
Et manger la tomme de chèvre

Pourtant que la montagne est belle
Comment peut-on s’imaginer
En voyant un vol d’hirondelles
Que l’automne vient d’arriver ?

Avec leurs mains dessus leurs têtes
Ils avaient monté des murettes
Jusqu’au sommet de la colline
Qu’importent les jours les années
Ils avaient tous l’âme bien née
Noueuse comme un pied de vigne
Les vignes elles courent dans la forêt
Le vin ne sera plus tiré
C’était une horrible piquette
Mais il faisait des centenaires
A ne plus que savoir en faire
S’il ne vous tournait pas la tête

Pourtant que la montagne est belle
Comment peut-on s’imaginer
En voyant un vol d’hirondelles
Que l’automne vient d’arriver ?

Deux chèvres et puis quelques moutons
Une année bonne et l’autre non
Et sans vacances et sans sorties
Les filles veulent aller au bal
Il n’y a rien de plus normal
Que de vouloir vivre sa vie
Leur vie ils seront flics ou fonctionnaires
De quoi attendre sans s’en faire
Que l’heure de la retraite sonne
Il faut savoir ce que l’on aime
Et rentrer dans son H.L.M.
Manger du poulet aux hormones

Pourtant que la montagne est belle
Comment peut-on s’imaginer
En voyant un vol d’hirondelles
Que l’automne vient d’arriver

 

10460847_803117846435293_138183937135761210_o

cliquez sur la photo

 L’éco-musée de Chirols

L’usine textile PLANTEVIN qui  débuta vers 1818.

Ce moulinage perdura pendant près de II siècles avec des moments de prospérité, de crises, puis le déclin avec la mondialisation pour mettre le mot  » FIN » en 2004 à cette histoire d’hommes et de femmes engagés dans la vie économique du pays.

Aujourd’hui il existe un écomusée qui a ouvert sur le site du moulinage. Ceci pour que l’industrie textile et les moulinages de la région qui firent vivre pendant des décennies les hommes et les femmes de toutes ces vallées ne tombent pas complètement dans l’oubli.

 

usine plantevin

Au bord de la Fontaulière, l’imposante bâtisse du moulinage de Chirols.

Sans titre

1743583_10200322801589515_6326947631193406952_n

 

11073577_10200322799789470_6255881375638142681_n

L’usine du moulinage, dirigée par la famille Plantevin.

 

Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuit

L’usine de Plantevin à Pont de Veyrières

Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuit

Les bobines de soie

Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuit

Ouvriers à l’usine de Plantevin
(Hervé Fargier, Émile Blachére dit (milé) et Émile Combe dit milou mon grand-père avec le béret)

les cocons des vers à soie

Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuit

Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuit

La source au village d’Aubignas sur la route de sainte Marguerite

Voici une chanson que je chantais avec mon Papé et ma Mamé :

Lou papé et la mamé
Voun à la feyre (bis)
Lou papé et la mamé
Voun à la feyre de Burzet
Ils achetèrent oun colliou gras
Li mountèrent, (bis)
Achetèrent oun colliou gras
Li mountèrent tout ei dous
Lou coliou leva lou quiou
Et toumbèrent (bis)
Lou coliou leva lou quiou
Et toumbèrent tout ei dous

Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuit

Eglise de Chirols   

                          

Chirols dans t) L'ARDECHE MOUN POI images

 

 

Vous voulez voir le clocher des  villages de France ?

Cliquez sur l’image ci-dessus

 

 

7 commentaires »

  1. Etienne CABROL dit :

    Joëlle, ma petite soeur, te souviens-tu quand tu est tombée dans le canal derrière ma chambre avant le dégrilloir et des soiréees projections avec la lanterne magique? Je rève encore du grand couloir qui s’arrétait sur des vitraux magiques avec le soleil du soir au bout d’un long trajet avec la porte des bureaux à droite, j’ai volé une gomme bleu et rose et j’allais vers la chambre de Maman au fond gauche qui donnait sur la terrasse. j’ai encore ce souvenir de la caste, celle du maître des lieux qui habitait à l’étage, au dessus des lieux. A dix ans, j’ai décidé d’être rebelle, mais je ne renies pas pas ces années où on a émérgés d’un système archaïque qui fonctionnait encore. Une riche histoire du plongeons dans une pétaudière. Rassures toi, je suis très optimiste.
    Tendres bises

  2. la petite soeur de Cabrol dit :

    heureuse d’apprendre d’où venait l’amandine, je sais maintenant que ce n’était pas du banal sirop d’orgeat (merci Lucienne). Comment dire? j’ai un souvenir tellement précis de chez Georges Dumas et Leoncie que nous ne manquions jamais d’aller voir chaque année.

    Et j’ai dans mon jardin un mûrier blanc qui vient de Thueyts, j’ai mangé les premières mûres cette année en pensant à celles qui bordaient la route en dessous du Buis.
    No comment.

  3. lamy dit :

    bonjour,

    content de retrouver des souvenirs en commun sur la saga PLANTEVIN-ma grand-mère s’appellait Emma PLANTEVIN-je ne l’ai pas connu car elle est décédée en couches-mais on venait en famille en vacances une fois par an à l’usine de Pont de Veyrières- on était hébergé par notre grande tante Madeleine
    que l’on admirait, on avait de 5 à 10ans-j’ai tellement de souvenirs de cette immense maison attenante à l’usine et perchée au dessus de l’eau- je me rappelle effectivement qu’au milieu du couloir se trouvait un recoin d’où l’on entendait les machines de bobinage tourner en continu et on pouvait les apercevoir derrière une vitre, en sous-sol-
    à bientôt,
    Stéphane

  4. M.DESCHANEL dit :

    Quel bonheur de trouver les paroles de la chanson en occitan que me chantaient mes grands-parents ! Merci :)

  5. COMBE Lucienne dit :

    C’est avec un immense plaisir que j’ai lu le commentaire concernant CHIROLS, et particulièrement surprise des dires du narrateur concernant Georges et Léoncie DUMAS qui sont mes Parents,je l’en remercie du fond du coeur car il est vrai que mes parents étaient des gens adorables à l’écoute de tous, quant à l’amandine offerte par mes parents, c’était du sirop que j’apportais moi-même fabriqué dans la Sté de CAVAILLON ou je suis restée employée 20 ans en qualité de comptable. Grand grand merci.

  6. Terre Neuve dit :

    Grand merci pour ce très beau témoignage !

  7. cabrol dit :

    Bonjour
    J’ai habité dans les années 50 quand j’avais entre 5 et 10 ans chez ma grand-tante Madeleine Plantevin dans ce qui est maintenant l’éco-musée. Je suis allée à l’école à Chirols et je me souviens avec émotion les sorties d’école quand on descendait « la calade ».
    j’ai encore dans le nez l’odeur de suin qui régnait dans les ateliers et le gout de l’amandine que me servaient Georges et Léoncie Dumas. On allait acheter de quoi broder chez Perge, l’épicerie du village. on se baignait dans la fontaulière, et on mangeait les grosses mures blanches des muriers à soie.
    On buvait l’eau du Pestrin.
    Mes deux grand-parents, Georges et Hélène Plantevins sont enterrés à Chirols, et ma tante Madeleine aussi.
    Merci pour ce petit flash back et bonne vie à Chirols

Flux RSS des commentaires de cet article.

Laisser un commentaire

 

Bichon Tartuffe Bébé Crâne ... |
ROMANE |
Un univers d'évasion ...! |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Le P'tit Sourisseau
| catiafilipa
| Il était une fois Gisèle